Quand JR déride Shanghai…

Posté le 7 novembre 2010 à approximativement 22:29

Rides urbaines.
A l’occasion de la 8e biennale de Shanghai, le photographe français JR  s’expose sur les murs de la mégapole chinoise et y juxtapose les portraits géants de ses anciens.

Fissures contre sillons, mémoire vivante contre vestiges urbains, c’est toute l’histoire de cette ville en mutation qui se redessine ici. Impressionnant, une fois de plus.

Photo : JR

++ En savoir plus :

The Wrinkles of the City

++ Projets précédents :

Le projet Women are heroes
Le projet Face to Face

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(Time lapse video) La Geisha sur aluminium de 2:12

Posté le 30 janvier 2010 à approximativement 18:48

2:12 Geisha

Two Twelve  (2:12) est un artiste de rue qui nous vient des States, et plus précisément du Texas. Cette vidéo en accéléré révèle le making of d’une de ses dernières réalisations autour d’une représentation d’une Geisha, placardée sur un panneau signalétique dans une rue de Houston. Cela commence avec une simple plaque en aluminium, des pochoirs découpés à la main, de la peinture… et cela donne un résultat plutôt bluffant.

+ Visit : 2:12 le portfolio ++
+ Visit : 2:12 le blog ++

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Epitaph : un projet vidéo de Faith47 et Rowan Pybus

Posté le 19 novembre 2009 à approximativement 21:27

Après The Cape of Good Hope et The Restless debt of third world beauty, l’artiste urbaine sud africaine Faith47 et le cinéaste Rowan Pybus reviennent avec un troisième projet vidéo : Epitaph.
Réalisé avec la complicité d’Inge Beckmann pour la musique, Epitaph explore les espaces abandonnés et redonne vie aux vestiges d’une vie passée.
C’est beau, tout simplement…

+ Visit : Faith47 ++

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Alexandre Farto (Vhils) : détruire pour créer

Posté le 1 novembre 2009 à approximativement 20:13

vhils - Alexandre Farto

Alexandre Farto, plus connu sous le pseudonyme Vhils, est un jeune artiste portugais, sans doute un des plus prometteurs du mouvement art urbain.
A à peine 23 ans, Vhils s’est fait remarquer lors de l’exposition londonnienne Cans Art, en 2008, où il était l’un des 39 artistes du monde entier invités par banksy, rien que ça.

vhils

Dernièrement, il a fait sensation sur le Web avec une vidéo le montrant à l’œuvre dans le cadre de son exposition solo, Scratching the surface, qui s’est tenue cet été à la Galerie Lazarides, à Londres, Steve Lazarides étant l’agent de banksy.

On le voit en plein travail, en train de gratter, marteler, creuser, sculpter un mur pour y faire apparaître, à la façon du pochoir, un visage, un portrait et donner vie à l’inanimé. Une démarche originale qui fait écho à celle du brésilien, Alexandre Orion qui dessinait en nettoyant la crasse des murs.

vhils

Lorsqu’il travaille en extérieur, Vhils se sert de papier, de collages, de métal, de peinture, d’acide ou de javel qu’il confronte aux différentes surfaces murales pour en faire ressortir les différentes couches.
Un travail où la création passe par la destruction. Où les paysages urbains sont recontextualisés. Où la ville et ses habitants sont transposés dans une autre dimension. Où l’impermanence se touche du regard.
Passionnant.

+ Visit : Le site officiel au portfolio bien garni ++

+ Visit : L’impressionnante vidéo Scratching the surface ++

Photos : Alexandre Farto AKA Vhils

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ECB Hendrik Beikirch : à la verticale

Posté le 25 octobre 2009 à approximativement 18:39

beikirch

Photos : ECB, Hendrik Beikirch

Une belle galerie en ligne qui permet de suivre les traces laissées par l’artiste allemand ECB, Hendrik Beikirch, dans les rues de Coblence notamment. Un art urbain qui s’exprime sur les murs, avec de belles séries de personnages, de formes ou de scènes, arrachées au temps et toutes cadrées à la verticale. Mais aussi sur les toiles où se transposent ponts, grilles, arcades, ciel, dans un choix de palette de couleur minimaliste qui rappelle les photos d’un autre âge.
Mélancolique, profondément.

+ Visit : ECB Work ++

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Quand Blu et David Ellis s’animent…

Posté le 14 octobre 2009 à approximativement 22:11

COMBO a collaborative animation by Blu and David Ellis (2 times loop) from blu on Vimeo.

Vertigineux…

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Photo : We are sleeping giants de Brooks Reynolds

Posté le 25 août 2009 à approximativement 20:46

We are sleeping giants - Brooks Reynolds
Photo : Brooks Reynolds

Songes d’une nuit d’été. We are sleeping giants est un beau projet photographique réalisé par un jeune photographe basé à Toronto, Brooks Reynolds.
Il rassemble une cinquantaine de photos, toutes en ombres et lumières, autour de la double thématique de la jeunesse et la solitude, qu’il place dans un cadre temps particulier : la nuit d’été.
Chaque scène transpire une ambiance moite et irréelle, surnaturelle parfois. Chaque pose, chaque regard, renvoie une part de mystère, appuyée par un jeu de lumière et de contraste qui capture l’extrême solitude des personnages.
On pense à l’atmosphère de films de Gus Van Sant, de Gregg Araki ou encore à Donnie Darko.
Une balade en clair obscur qui vaut largement le détour.
Carpe noctem.

+ Visit : We are sleeping giants ++
+ Visit : Brooks Reynolds ++

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Théâtre : Les Quatre Morts de Marie

Posté le 30 décembre 2008 à approximativement 16:14

quatre_morts.jpg

Les Parisiens ont jusqu’au 10 janvier pour découvrir cette superbe pièce au théâtre du Lucernaire. Un condensé d’une heure trente d’énergie, de rêves, de solitude. De vie.

Écrite par la dramaturge canadienne Carole Frechette, mise en scène par François Ha Van, Les Quatre morts de Marie s’articule autour de quatre morts métaphoriques de l’héroïne, Marie.
Quatre tranches d’une vie qui se heurte à ses drames. Un destin cabossé d’où surgit toujours, encore et encore, une envie de vivre et de rêver.

« Moi, Marie, je mourrai jamais ! ». Premier tableau. Marie a 11 ans et demi. Elle rêve de marcher jusqu’à la Terre de Feu, d’écrire des livres, d’avoir plein d’enfants. Dans son monde, elle croise parfois des dragons ou bien Christophe Colomb. Elle s’imagine en aventurière, Marie Simpson.
Elle a des souliers neufs. Elle virevolte à voix haute dans un univers vichy, occultant l’absence de son père, jusqu’à l’abandon de sa mère. Première mort.
Adulte, elle se rebelle, écrit sur les murs, dort pour gagner sa vie, s’entoure de gens qui se débattent avec leur vie, tente, encore et toujours de faire cohabiter son monde fantasmagorique et la vie réelle, s’éloigne du bord…

Marie veut nous dire son histoire et la dit d’une bien belle façon. Par le texte, vivant, coloré, lumineux, drôle. Un texte qui trouve les mots justes pour décrire des peurs universelles. Peur de l’abandon, peur de la solitude, peur du vide. Et cette envie féroce, en chacun de nous, de s’accrocher à nos rêves.

Un texte porté par le jeu subtil de Céline Jorrion qui donne aux mots de Carole Fréchette un ton, une énergie, une sincérité qui arrime le spectateur à la course de sa vie. Bluffante en petite fille, elle nous fait traverser les différents tableaux grâce à un jeu très rythmé, toujours sur le fil, laissant le spectateur entre rires et larmes, jusqu’à nous faire toucher du doigt l’extrême solitude du personnage.

Une pièce haletante. Servie par une mise en scène énergique et un décor intelligemment minimaliste.
Une histoire drôle et tragique.
L’histoire de quatre morts… ou de quatre vies dans une.

Théâtre du Lucernaire
53 rue Notre-Dame des champs
75006 Paris
+ Visit : Le Lucernaire ++
+ Visit : Céline Jorrion ++

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Bruno Sassarone : Manhattan

Posté le 19 novembre 2008 à approximativement 21:27

sassarone.jpg

On a tous enfoui quelque part dans notre tête des images diffuses de moments forts. Des moments qui, pour une raison ou une autre, ont laissé une empreinte dans notre mémoire. Le souvenir que l’on en a n’est plus vraiment très net et la précision du tableau général s’efface devant les détails qui ont marqué notre ressenti (une odeur, une musique, une couleur, une lumière…).

C’est un peu le sentiment que j’ai eu en découvrant les clichés de ce jeune photographe, Bruno Sassarone, qui propose une superbe exposition sur le thème de Manhattan.
Il n’est pas question, ici, d’une représentation réaliste de la Grande Pomme. Son travail repose sur une approche résolument picturale de la photographie.
Au gré des cadrages, la maîtrise des flous et les jeux sur les lumières renvoient une vision abstraite et néanmoins sensible des paysages urbains.
Lignes, perspectives, buildings, ponts, enseignes, phares, reflets… sont autant d’éléments qui recomposent le paysage initial et transforment le visiteur en acteur de ce qu’il perçoit.
Un très beau travail à découvrir à Paris jusqu’au 14 janvier 2009.

Exposition Manhattan par Bruno Sassarone
A l’Atelier Eberlin,
15 rue Servandoni
75006 Paris
Du mardi au vendredi : de 10h à 13h et de 15h à 19h
Le samedi : de 10h à 13h et de 15h à 17h

+ Visit : www.sassarone.com ++

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Jonathan Yuen

Posté le 13 novembre 2008 à approximativement 21:56

jonathan_yuen.jpg

Voilà un site qui n’est certes pas très récent, mais qui reste pour moi l’un des plus beaux portfolios jamais vu en ligne…

Un graphisme touché par la grâce. Les taches prennent forme, la poésie guide le trait, les mouvements s’enchaînent dans une fluidité absolue.
Un clic sur un picto rouge ouvre la porte d’un nouveau tableau, dans un univers épuré, peuplé de poissons, de grenouilles et de papillons…

On se laisse doucement glisser dans cette ambiance délicate pour découvrir les travaux de ce jeune graphiste malaisien, installé à Singapour, passé maître dans l’harmonie de l’illustration, l’interaction et l’animation.
En état de grâce.

+ Visit : www.jonathanyuen.com ++

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