Si comme moi, la bande son de la pub Rexona qui passe en ce moment sur les écrans vous a fait dresser une oreille, voici le morceau complet de Gabriella Cilmi : Sweet About Me…
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On est parti à 4. On est revenu avec plus d’un millier de photos.
Le temps de trier, de traiter, d’intégrer les photos, de rédiger les légendes, de mettre à plat le parcours, de faire un montage sommaire de bouts de vidéos, de créer l’interface… voici un retour en images sur le voyage au Burkina Faso.

Je pensais être tranquille.
En partant au Burkina Faso, loin des hôtels 3 étoiles, des postes de télévision et des connexions Internet, j’imaginais une pause fort bienvenue, pendant laquelle je n’entendrais plus parler de Sarkozy.
Si la trêve médiatique a bien été préservée, ce sont les Burkinabè qui sont venus me rappeler l’existence de notre cher président.
« Vous êtes Français ? Ah Sarkozy… Sarkozy n’aime pas les Africains ! ».
Cette interpellation, nous l’avons entendue souvent, dans les marchés, dans la rue, autour d’un verre.
Le discours de Dakar a laissé des traces. Les lois et les mesures contre les immigrés et les sans papiers aussi. Les manœuvres de la France, teintées de néo colonialisme, au Tchad en particulier, ont enfoncé le clou.
J’écoute Georges, à Ouagadougou, expliquer que certains africains ont cru aux promesses du candidat Sarkozy de rompre avec l’infâme Françafrique. Et puis, de constater rapidement que les actes du président étaient en désaccord avec ses paroles.
Il commente la politique d’immigration qui est la nôtre, raconte des difficultés administratives aberrantes pour l’obtention d’un visa de tourisme.
J’entends le maire d’une petite commune située non loin de Bobo Dioulasso nous expliquer que sa demande de visa lui a été refusée. Il ne comprend pas, il accueille et héberge des amis français chez lui depuis des années. Il était à son tour invité chez eux.
Il dira simplement qu’il a été « très déçu ». Derrière la pudeur de cette phrase, on sent que cet homme a vécu ce refus comme une humiliation. Il va retenter sa chance avec son nouveau statut de maire.
Un étudiant croisé dans le bus entre Pô et Ouaga explique que selon lui, le Burkina est certes très en retard, mais que le pays change et avance. Il dit que pour nous c’est l’inverse, que la France est en pleine régression, par rapport à sa politique, à ses valeurs… Il a raison.
Ces quelques exemples tirés d’échanges sont autant de miroirs qui réfléchissent des images de mon pays que je n’aime pas.
Que je n’aimais déjà pas avant.
Mais qui, là, me font honte.
Je suis quelque part par là bas… Retour prévu pour la fin du mois.
En attendant, portez-vous bien

L’artiste italien Blu est surtout connu pour ses œuvres picturales imposantes qui s’étalent sur les murs de pas mal de grandes villes du monde. Berlin, Londres, Sao Paulo, Bologne, la Palestine… l’artiste, tout aussi voyageur que prolifique, laisse son empreinte graphique un peu partout.
Son travail se caractérise par des fresques gigantesques, des personnages assez neutres et une maîtrise des rapports de taille et d’échelle. Sans parler des messages… décapants.
L’interpellation est inévitable.
L’homme s’épanche sur les murs, mais il dessine aussi beaucoup. Il s’est également mis à l’animation comme un prolongement logique de son art de la rue. Le résultat est vraiment bluffant : les traits se mettent en mouvement, les personnages s’agitent, la peinture sur le mur prend vie.
Je ne peux que vous inviter à vous plonger dans son site pour y retrouver les peintures murales, les dessins, les animations, et suivre ses aventures quotidiennes sur son blog.
+ Visit : Le site de Blu ++
+ Visit : Le Blog de Blu ++
Le week-end dernier, alors que j’étais tranquillement dans la campagne normande, je me suis fait (amicalement) enchaînér par le blogueur Krissolo.
Ma mission : me prêter au jeu du traditionel portrait chinois.
Alors voilà, je livre MA version de l’exercice, un peu remaniée à ma sauce… ce qui normalement, de devrait surprendre personne.
Puisque l’on est dans les reprises (cf post sur Patti Smith juste en dessous), voici une autre façon de revisiter une “oeuvre”, façon Philippe KATERINE, qui propose sa version de Quelqu’un m’a dit de Carla Bruni (merci Etienne !).
PS : Et vous conviendrez que ranger un post sur Katerine dans une rubrique qui s’appelle J’adooOoore !, c’est la classe !
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Les reprises ont trop souvent la facheuse tendance à s’apparenter à acte de paresse ou à un manque d’inspiration. Dans son album Twelve, sorti l’année dernière, Patti Smith nous propose SA version de 12 morceaux d’exception, que l’on redécouvre sous un autre angle.
Parmi eux :
+ NIRVANA : Smells Like Teen Spirit
+ ROLLING STONES : Gimme Shelter
+ Plus de morceaux dans la “radio”…
+ Visit : www.pattismith.net/ ++
+ Visit : Patti Smith sur MySpace ++
Moriarty - video "Jimmy"
envoyé par naiverecords
Il y a des titres que l’on croise une fois, par hasard, et qui laissent une empreinte.
On les trouve parfois étranges à la première écoute, sans trop savoir si on les aime ou pas. Et puis on se rend vite compte, une heure, un jour, une semaine plus tard, que cet air là s’est mystérieusement implanté dans notre tête, un peu à notre insu, sans que l’on sache très bien derrière quel neurone il est allé se nicher.
C’est ce qui m’est arrivé l’autre soir en zappant sur Taratata.
Il y avait là 5 énergumènes aux tenues improbables et aux looks d’un autre temps, groupés autour d’un micro, devant un paravent. Une guitare, un harmonica, un tempo un peu country et puis cette voix incroyable, qui s’est mise à tournoyer, dégageant une sorte de force discrète, émaillée de pointes de dérision.
Le groupe s’appelle Moriarty (une référence au héro de Kerouac ? à l’ennemi de Sherlock Holmes ?) et leur album Gee Whiz but This Is a Lonesome Town, sorti à l’automne dernier, est produit par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff des Deschiens.
Une chouette balade couleur sépia qui donne envie de prendre la route…
+ Visit : Quelques morceaux à écouter sur myspace.com/moriartylands ++
EN VIDEO : Moriarty à Taratata
Moriarty à Taratata: Jimmy
envoyé par ananais