The lost room

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La mode est aux séries qui flirtent avec l’étrange. Influencées par leurs aînées devenues cultes (La 4e dimension, Aux frontières du réel) quelques réalisateurs s’aventurent dans le genre fantastique avec des séries comme Lost ou Heroes, qui rencontrent un vif succès auprès du public.

Un succès qui a toutefois du mal à durer tant il est difficile de tenir l’équilibre entre intrigue et crédibilité sur plusieurs saisons.

The Lost Room pourrait être une série de plus. Elle tire pourtant son épingle du jeu pour plusieurs raisons :

Son format inhabituel d’abord, puisque la série se déroule en trois épisodes de 90 minutes chacun.

La distribution, ensuite, qui repose sur un excellent Peter Krause (Nate Fisher dans Six Feet Under) qui porte l’intrigue sans essoufflement du début à la fin.

La série tourne par ailleurs autour d’une idée directrice à la fois simple et riche en possibilités : l’idée que n’importe où dans le monde se cachent des objets de la vie courante qui possèdent des pouvoirs surnaturels.

Cette idée prend corps dans la série lorsque le personnage principal, Joe Miller, un flic, se retrouve par hasard en possession d’une clé en apparence des plus banales. Cette clé, pourtant, peut ouvrir n’importe quelle porte qui possède une serrure et conduit inéluctablement dans une même pièce qui semble sortir tout droit d’un univers parallèle : la chambre 10 d’un motel situé au bord de la mythique route 66.

Rapidement, le flic réalise que cet objet est loin d’être un phénomène isolé et que partout dans le monde sont dispersés des objets du quotidien qui possèdent des pouvoirs plus ou moins utiles : un peigne qui arrête le temps pendant quelques secondes, une montre dont le seul pouvoir est de faire cuire les œufs, le ticket de bus qui catapulte toute personne qui le touche sur une même route au milieu de nulle part…

Depuis quarante ans, tous ces objets, qui proviennent tous de la fameuse pièce perdue, sont bien évidemment convoités, chassés, collectionnés par des particuliers qui sont un jour tombés dessus par hasard, mais aussi par des groupes de fanatiques qui tentent de rassembler tous les objets pour acquérir leurs pouvoirs.

Sans dévoiler plus avant l’intrigue, on est rapidement captivé par l’histoire et on se prend vite à chercher un sens – et une issue – avec le personnage.
Il a 270 minutes pour trouver la sortie, un format qui permet de garder un rythme soutenu … et d’annoncer – parait-il – une suite qui devra confirmer ce premier succès.

En savoir plus sur le Web :
+ Le site officiel
Vous pourrez notamment vous amuser à y découvrir le pouvoir des objets.
+ Un blog en français

GENERIQUE :

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