Weeds

Dans un récent post, je vous parlais - avec grand enthousiasme - de la série Dexter, avec Michael C Hall lancée par la petite et audacieuse chaîne câblée américaine Showtime.
Celle-ci a décidément tout gagné l’année dernière en programmant également une nouvelle série dont la longévité n’était pas gagnée d’avance mais qui a su s’imposer grâce au bouche à oreille. Je veux parler de Weeds bien sûr.
Weeds, en anglais, c’est l’herbe, pas celle que l’on broute, mais plutôt celle que l’on fume, la beuh, quoi.
Et, avouez que faire toute une série autour de la fumette, c’est déjà un sacré pari.
D’entrée, on est séduit par le générique (pour ceux qui n’auraient pas encore compris, j’adoore les bons “openings”), décalé à souhait, et la chanson de Malvina Reynolds, qui pose un regard ironique sur une certaine banlieue bourgeoise américaine, où toutes les maisons se ressemblent, où tous les gens se ressemblent, comme s’ils sortaient du même moule, parce qu’ils viennent tous du même milieu.
On ne peut d’ailleurs s’empêcher de faire un rapprochement avec le quartier de “Wysteria Lane” dans Desperate Housewives. Une série vaguement “cousine” par certains aspects mais ne vous y trompez pas, Weeds est 100 fois plus décapante et plus impertinente que sa très populaire aînée.
Le pitch de la série est tout simple : l’action se déroule à Agrestic, un quartier chic et résidentiel, où vit Nancy Botwin (jouée par Mary Louise Parker), une mère de famille qui vient de perdre son mari et qui doit faire face à une situation nouvelle : subvenir rapidement aux besoins de sa famille tout en gardant le même standing.
Une seule solution s’offre à elle : dealer. Elle va donc se mettre à vendre du shit à ses voisins, à des amis et à se constituer une petite clientèle, aidée dans ses efforts par un de meilleurs personnages de la série, une dealeuse black-mégère, haute en couleur.
Les épisodes défilent à un rythme effrené (chaque épisode dure environ 30 minutes) et la marijuana s’inhale, se fume, se partage, se mange même (dans des pâtisseries), sous l’oeil narquois des caméras.
L’Amérique de Bush en prend un coup, la morale aussi.
C’est drôle à mourir, c’est trash à souhait, c’est insolent, bref c’est génial.
La première saison a été diffusée sur Canal + en deuxième partie de soirée (c’est sexe, c’est cru et ça parle de drogue, ceci explique peut-être cela). Aux US, elle a obtenu 4 nominations aux Golden Globes Awards et Marie-Louise Parker a rafllé le Golden de la meilleure actrice dans une série TV en 2006.
Si vous n’avez encore jamais goûté à cette drôle d’”herbe”, jetez vous dessus, et avalez là, sans modération.
Pour en savoir plus (en français) :
+ Visiter : http://pagesperso.aol.fr/MullaCD/ +
GENERIQUE :
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