Iran Graffiti

a1one.jpg/ 33h33 - espace temps de Christine pastor

On le savait déjà, l’art du graffiti réserve de bellles surprises.
Il prend d’autant plus d’ampleur et de résonance quand il est pratiqué dans l’illégalité la plus complète, dans des pays où les sanctions peuvent être sévères.

A1one est un grapheur, il a juste la particularité de tagger les murs de Téhéran, en Iran, depuis plusieurs années déjà (les archives de son blog remontent à mars 2004).
Il ne se considère pas comme un activiste politique mais plutôt un artiste de la rue qui utilise l’urbain comme support d’expression.

Inutile de dire qu’il est on ne peut plus recherché dans le pays. Coïncidence ? Depuis une semaine au moins, son blog irangraffiti.blogspot.com est « en cours d’évaluation en raison d’éventuelles violations des Conditions d’utilisation de Blogger ». Google a encore frappé.

Drôle d’ironie pour quelqu’un qui a fait une série de graphs sur la censure qui touche plus de 2 millions de sites Internet dans son pays.

Je vous encourage vivement à retrouver ses œuvres sur http://tehranwalls.blogspot.com et à visiter le site de son collectif www.kolahstudio.com.
On y déniche de très belles choses.

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