Oz, comme Oswald penitentiary

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A l’heure où des rumeurs circulent sur une prochaine sortie en DVD zone 2 des saisons 3, 4, 5 et 6 en France, j’ai eu envie d’en écrire un peu plus sur LA série qui tient la première place dans mon Top 5 personnel des séries TV, tous genres confondus : il s’agit d’Oz, bien évidemment.

N’espérez pas voir surgir ici un quelconque magicien. Oz, c’est tout simplement le surnom du centre pénitencier de haute sécurité Oswald.

C’est aussi, à mes yeux, le nom de la série la plus réaliste, la plus intense et la plus audacieuse jamais diffusée à ce jour.

La grande particularité de cette série est de mettre en scène, dans un lieu fermé, une multitude de personnages masculins dont les relations sont essentiellement basées sur la manipulation, la violence, le pouvoir, l’instinct de survie.

Le pitch en quelques mots : quelques prisonniers sont sélectionnés pour intégrer une unité expérimentale, Esmerald City, un bloc où les prisonniers ont plus de liberté : dans les cellules, les portes vitrées remplacent les grilles et chacun peut se promener librement dans cette enceinte toute la journée.
Cette expérience est menée par Tim MacManus, le directeur de l’unité, qui veut changer le système carcéral de l’intérieur en espérant que ces évolutions amélioreront les relations entre les prisonniers et faciliteront leur réinsertion.

Les choses ne sont bien évidemment pas si simples et le quotidien des détenus laisse peu de place à l’idéalisme.

Il faut dire que de nombreux condamnés sont enfermés à vie (et même plus puisque le système américain cumule les peines et leur total dépasse souvent la durée d’une vie).

Leur quotidien : survivre. Survivre à l’ennui. Survivre aux autres.
Les détenus n’ont d’autre choix que d’intégrer les clans existants s’ils veulent avoir une chance de ne pas être tués ou violés dans les jours qui suivent leur arrivée.

Toute la vie de la prison s’organise autour de ces clans : les nazis, amenés par le détestable Shillinger, les musulmans, entraînés par le charismatique Karim Saïd, les blacks (les Homeboys) et leur trafic de drogue qui fait concurrence à celui des Italiens, les Irlandais, les Latinos, les gays, les putes…
Impossible de survivre sans protection. Mais cette « protection » a aussi un prix : l’obéissance, même lorsqu’il s’agit de tuer quelqu’un.

C’est un engrenage oppressant, renforcé par l’unité de lieu entre ces murs, une sorte de double peine, où chaque minute passée dehors représente un danger.

La grande force de cette série c’est son absence de manichéisme : rien n’est blanc ou noir à Oz. Le bien, le mal, n’ont plus vraiment de sens une fois que les grilles se referment. Le pire des détenus pourra montrer un côté attachant, et votre chouchou du début se retrouvera rapidement dans des situations peu honorables.

Les personnages, qu’ils soient détenus ou faisant partie du personnel de l’administration pénitentiaire, sont incontestablement un des plus grands atouts de la série. Il n’y a pas un ou deux héros mis en avant, mais une vingtaine de rôles majeurs, aux personnalités complexes, qui vont évoluer (ou disparaître) au fil des saisons.

La construction narrative est elle aussi intéressante, chaque épisode commençant par une sorte scénette construite autour du narrateur, qui est par ailleurs un détenu de la prison, Augustus Hill. Chaque épisode aborde ainsi de nombreux thèmes avec justesse : peine de mort, religion, la notion de choix…

Autre force de la série : son réalisme. Les réalisateurs prennent le sujet à bras le corps et le traitent à fond, sans complaisance, sans pudeur, sans tabous, sans faux semblants.

Personne ne sera préservé, il n’y aura pas de super héro qui viendra sauver les gentils – d’ailleurs y a-t-il seulement des gentils ?
Oz est une jungle où règne la loi du plus fort. La violence est dans tous les épisodes, verbale, psychologique et surtout physique.
C’est le cœur du sujet. C’est presque un personnage à part entière. Elle fait partie du décor. Elle ne vous sera pas épargnée.

Soyons clair, Oz est une série très violente. Vous verrez des shoots, des bagarres, des viols, des meurtres, tout simplement parce que c’est le quotidien des prisonniers.

Une fois que l’on a dit cela, c’est aussi une série profondément « humaine » dans le sens où elle explore toutes les dimensions de l’humain dans un contexte extrême.

C’est aussi une série drôle, émouvante, intelligente et surtout innovante.

Une série qui mérite que l’on prenne un peu sur soi. Et je prends les paris que vous ne le regretterez pas.

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GENERIQUE :

2 réponses au billet : “Oz, comme Oswald penitentiary”

  1. Elle est excellente cette série! :)

  2. oz c’est Dar ya rien d’”autre a ajouté

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