
On est parti à 4. On est revenu avec plus d’un millier de photos.
Le temps de trier, de traiter, d’intégrer les photos, de rédiger les légendes, de mettre à plat le parcours, de faire un montage sommaire de bouts de vidéos, de créer l’interface… voici un retour en images sur le voyage au Burkina Faso.
Classé dans: Pix, Vie
2 Commentaires »

Je pensais être tranquille.
En partant au Burkina Faso, loin des hôtels 3 étoiles, des postes de télévision et des connexions Internet, j’imaginais une pause fort bienvenue, pendant laquelle je n’entendrais plus parler de Sarkozy.
Si la trêve médiatique a bien été préservée, ce sont les Burkinabè qui sont venus me rappeler l’existence de notre cher président.
« Vous êtes Français ? Ah Sarkozy… Sarkozy n’aime pas les Africains ! ».
Cette interpellation, nous l’avons entendue souvent, dans les marchés, dans la rue, autour d’un verre.
Le discours de Dakar a laissé des traces. Les lois et les mesures contre les immigrés et les sans papiers aussi. Les manœuvres de la France, teintées de néo colonialisme, au Tchad en particulier, ont enfoncé le clou.
J’écoute Georges, à Ouagadougou, expliquer que certains africains ont cru aux promesses du candidat Sarkozy de rompre avec l’infâme Françafrique. Et puis, de constater rapidement que les actes du président étaient en désaccord avec ses paroles.
Il commente la politique d’immigration qui est la nôtre, raconte des difficultés administratives aberrantes pour l’obtention d’un visa de tourisme.
J’entends le maire d’une petite commune située non loin de Bobo Dioulasso nous expliquer que sa demande de visa lui a été refusée. Il ne comprend pas, il accueille et héberge des amis français chez lui depuis des années. Il était à son tour invité chez eux.
Il dira simplement qu’il a été « très déçu ». Derrière la pudeur de cette phrase, on sent que cet homme a vécu ce refus comme une humiliation. Il va retenter sa chance avec son nouveau statut de maire.
Un étudiant croisé dans le bus entre Pô et Ouaga explique que selon lui, le Burkina est certes très en retard, mais que le pays change et avance. Il dit que pour nous c’est l’inverse, que la France est en pleine régression, par rapport à sa politique, à ses valeurs… Il a raison.
Ces quelques exemples tirés d’échanges sont autant de miroirs qui réfléchissent des images de mon pays que je n’aime pas.
Que je n’aimais déjà pas avant.
Mais qui, là, me font honte.
Classé dans: j'm pô, Vie
4 Commentaires »
Je suis quelque part par là bas… Retour prévu pour la fin du mois.
En attendant, portez-vous bien
Classé dans: Vie
1 Commentaire »

Tous les ingrédients étaient réunis pour une soirée merdique.
Bloquée en séminaire toute la journée, sans possibilité de partir à l’avance, une grève des transports et un trafic ultra saturé nous font arriver avec une demi-heure de retard après avoir passé deux heures et demi dans les bouchons.
Un placement libre dans le balcon haut (seules places disponibles au moment de la réservation) nous expulse, nous les retardataires, tout en haut, et tout au fond.
Au loin, en bas, la scène. Je ne vois ni batterie, ni basse, ni guitare.
Une légère appréhension m’envahit alors. Va-t-elle enfiler tout son dernier album toute seule au piano ? Même fan, je sais que la fatigue que je ressens à ce moment là n’y résistera pas.
Et puis, les lumières s’éteignent.
Elle arrive sur scène comme si elle sortait tout droit de la pochette de White Chalk : robe longue et foncée, les cheveux arrangés façon 19e siècle.
Au lieu de se diriger vers le piano, elle enfile une guitare et attaque, seule, avec… To Bring You My Love.
Et là, tout bascule. Je ne suis plus loin, je ne suis plus fatiguée, je n’ai plus d’inquiétude : j’y suis.
Ce concert était d’une rare intensité. Elle est restée seule sur scène pendant plus d’une heure et demie. Au piano, à la guitare, à la harpe…
Ce qui aurait pu devenir rapidement ennuyeux s’est transformé en un moment intimiste, magique, et finalement bien rythmé, où l’on passait par plein d’émotions au gré des interprétations de la dame qui enchaîne volontiers une énergie très rock, très brute, un son rugueux, à des moments de douceur, de folie, ou de déchirement.
Elle a proposé une playlist de rêve ! Ses morceaux, elle est allée les piocher dans tous ses albums :
De DRY, elle a gardé Water. De RID OF ME, elle a pris Man-sized, Snake et Rid Of Me ;
De IS THIS DESIRE ?, elle a sélectionné Angelene, My Beautiful Leah et Electric Light.
De BRING YOU MY LOVE, elle a opté pour : To Bring you my Love, Down by the Water, Send his love to me.
Big Exit représentait STORIES FROM THE CITY, STORIES FROM THE SEA, avec Horses in My Dream, en dernier rappel.
Et de UH HUH HER, elle a gardé Shame et The Desperate Kingdom of love.
Sans parler du dernier album : When Under The Ether, The Devil, White Chalk, The piano (à la guitare), Grow Grow Grow, Silence, The Mountain (j’en ai encore des frissons et des notes qui résonnent dans la tête).
C’est là que l’on se rend compte à quel point tout cela forme un ensemble d’une cohérence parfaite. Tous ces morceaux, écrits à des moments différents, dans des styles différents, pour des albums qui ne se ressemblent pas, s’emboîtent parfaitement pour raconter une belle histoire.
Ce qui m’a le plus impressionnée peut-être ? Sa voix. Je ne m’étais jamais rendue compte avant ce soir à quel point elle était maîtrisée (en Live) et constituait presque un instrument à part entière.
C’était parti pour une soirée merdique. Elle fut exceptionnelle.
EN VIDEO :
Rid Of Me :
The Devil :
Classé dans: Zik, Vie
4 Commentaires »
Je sais, ça devient tellement routinier. Tous les semestres, la même rengaine.
Normalement, si tout se passe bien, ce devrait être la dernière, du moins pour cette raison.
Je mets donc le blog en pause quelques semaines, jusqu’aux partiels pour manque de temps et manque-de-tête-à-ça.
Je ferai p’tre une pause, dans la pause, après le concert de PJ Harvey, vendredi… youpi !
Classé dans: Vie
0 commentaire »
Drôle de semaine.
Tout s’enchaîne, le rythme s’accélère. De vieux projets arrivent à terme (dernier module en décembre pour le Master) et de nouveaux voient le jour…
Parmi eux, une réservation pour un aller-retour Paris-Ouagadougou en février.
Un premier voyage au Burkina où tout est à construire, comme j’aime.
J’ai aussi ma place pour le concert de PJ Harvey le 16 novembre au Grand Rex.
Que du bonheur…
NB : si parmi les lecteurs de ces pages, certains sont déjà partis en Afrique, je suis preneuse en conseils en tout genre (formalités, vaccins, bons plans, trucs à voir…).
Classé dans: Vie
0 commentaire »

Il parait qu’il faut traiter le mal par le mal.
Les deux soeurs canadiennes totalement folles dingues (dans mon clavier, c’est un compliment) étaient à l’Olympia la semaine dernière.
Et moi pas.
Alors, je bats ma coulpe en me repassant toutes les vidéos que j’ai pu glâner sur le Web, dont celle-ci :
NB : En photo, un clin d’oeil à ceux qui y étaient et qui m’ont ramené un souvenir. C’était bien cool, thx
Classé dans: Zik, Vie
0 commentaire »

Enfin il est sorti. Enfin je l’ai !
Sortir du boulot, rentrer à la maison, ouvrir le portail et s’entendre dire d’un ton désinvolte : “je reviens de la Fnac, je t’ai pris le dernier PJ Harvey”.
A perfect day…
A la première écoute, je me dis que c’est un CD qui repassera et repassera en boucle pendant des semaines.
C’est le genre d’album introverti, qui ne se livre jamais totalement à la première approche. Il se dévoile petit à petit, au fil des écoutes, jusqu’à l’obsession.
C’est le genre d’album dont on sent immédiatement qu’il va nous accompagner longtemps.
Premières impressions, le piano a remplacé la guitare, l’ensemble est très intimiste, mais le côté “on the edge” est toujours très présent. La voix surprend un peu, parfois dans des aigus qu’on lui connaît peu, parfois cassée, parfois diluée dans un murmure.
Il y a toujours du Kate Bush en elle, mais une Kate Bush qui imploserait au lieu d’exploser. Les mélodies sont superbes, l’ambiance un peu nostalgique, brumeuse, torturée, admirablement soutenue par des arrangements chiadés et déroutants.
C’est un album qui ne passera peut-être jamais à la radio.
Un grand album.
+ Listen : White Chalk
+ Visit : www.pjharvey.net ++
+ Visit : Pj Harvey sur MySpace ++
EDIT 26/09 pour inclure le commentaire de François : deux excellents liens, le documentaire est particulièrement sympa !
François a écrit :
2 liens pour compléter cette belle sortie :Un documentaire sur la préparation de l’album, en streaming ici
Et un enregistrement d’une emission de France2, mi-Septembre, dispo ici
Classé dans: Zik, Vie
5 Commentaires »

Il y a quelque chose de frustrant à travailler en face du Stade de France les jours de grandes manifestations. Et cela même pour les gens comme moi, que les jeux de ballon laissent de marbre, qu’il soit rond, ovale, grand ou petit.
La semaine qui précède, vous vous tapez les balances sons.
Cela peut tourner en véritable épreuve, notamment quand c’est Céline Dion qui débarque. Là, coincé dans votre bureau, vous vous dites que vraiment, non vraiment, vous n’avez rien fait pour mériter ça. La veille d’un grand match, c’est au tour de la Marseillaise de résonner en boucle.
Bref, les jours qui précèdent, il n’est pas rare de trouver toute cette agitation passablement agaçante.
Mais le jour J, ce sont les Bandas qui vous font lever le nez de votre écran, et regarder par la fenêtre. D’un coup, cet espace habituellement peu animé se remplit d’une foule joyeuse. C’est coloré, ça crit, ça chante, ça bouge.
Et plus les heures passent, plus vous avez envie de traverser la rue et de les rejoindre ces gens qui semblent si impatients de pousser les portes du Grand Stade.
En les observant, derrière la fenêtre, vous éprouvez même un peu d’émotion devant cette foule issue de tous les coins du monde qui se retrouve ici, à Saint-Denis (*), au coeur du 9-3, en plein dans cette banlieue dont on parle parfois avec mépris, que l’on décrit souvent avec ignorance et que les médias dépeignent toujours si mal.
Vue d’en face, à H-3 avant la cérémonie d’ouverture, la Coupe du monde, cela donne ça :
Au final, moi et 99% de mes collègues sommes finalement rentrés chez nous. Beaucoup ont suivi la défaite de la France à la télé.
(*) A Saint-Denis, jusqu’au 20 octobre, tous les w-e sont organisés des concerts (30 concerts gratuits), des spectacles, des retransmission de matchs sur écran géant. Cette ville si cosmopolite se métissera plus encore dans l’échange et dans la festivité.
+ Visit : Programme d’accompagnement Saint-Denis 2007++
Classé dans: Vie
0 commentaire »

Il faudra que quelqu’un m’explique.
Pour la première fois de ma vie, j’ai pris 4 semaines de vacances en août. J’ai l’impression qu’elles ont défilé en deux jours…
En point d’orgue, le parcours d’un bout de la Finlande. 1920 kilomètres en une grosse semaine. C’était dense, c’était beau, c’était régénérant.
Nous avons eu la chance d’avoir un temps superbe, entre 26 et 30°. Un cadeau inattendu et fort apprécié.
Plutôt qu’un long discours, j’ai mis en ligne un nouveau carnet de voyage et toutes les photos sont disponibles sur ce mini site dédié : http://finlande.33h33.com.
Enjoy !
Classé dans: J'adooOoore !, Pix, Vie
0 commentaire »
Je suis actuellement par là bas :
Grâce à la magie des publications programmées à l’avance, s’ils passent par ici pendant mon absence, une pensée amicale pour :
- celles qui bossent encore, mais plus pour très longtemps !
- ceux qui reviennent de Bali (des photos ! des photos !)
- Popeye et son premier été à Paris…
Ma citation du jour :
Anteeksi, missä on WC ?
Excusez-moi, où se trouvent les toilettes ?
Classé dans: Vie
2 Commentaires »